03.05.2008
Un an de gouvernement : les réformes sont en route
Au bout d’un an de gouvernement, nombre de sympathisants, d’adhérents ou d’électeurs s’interrogent. Ont-ils fait le bon choix ?
La réponse se trouve dans la presse ? Il semblerait que non. La réponse est dans une analyse sérieuse des actions du gouvernement ? La réponse est bien évidemment OUI.
La France , un pays qui a la réforme difficile, est la première à l’exiger « chez les autres ». De là à l’appliquer chez soi… oui mais on ne touche pas aux « avantages acquis ».
En 12 mois, le gouvernement Fillon a mis en place 55 réformes qui faisaient parti des promesses du candidat Nicolas Sarkozy. Certes, il y eu un peu de cacophonie dans l’annonce de certains textes, mais pour ma part, l’important se trouve dans le résultat.
Les médias dans leur ensemble se sont alignés sur les appréciations d’une gauche et plus particulièrement d’un parti socialiste vide de tout projet qui n’a comme seul avenir de ne pas imploser au vu de la multitude de successeurs potentiels pour les prochaines présidentielles.
Pour ne citer qu’un exemple qu’hélas nous connaissons trop bien dans notre circonscription, Julien Dray. Autrefois farouche soutien de Ségolène Royal, aujourd’hui, il nous fait encore le coup de la madone des médias distribuant bons points et avertissements à son ex-candidate et autres amis.
La 10ème circonscription va encore pâtir d’un député plus préoccupé par sa carrière que par la défense des intérêts des habitants de la circonscription. Et s’il ne s’agissait que de cela, mais il ne faudra pas oublier à l’avenir la faculté de ce monsieur à changer de leader comme de chemise.
J’entends ça et là aussi des critiques venant de ma famille politique. Elles sont principalement le fruit de l’impatience et aussi d’un manque de communication.
Mais pour dire les choses, ce n’est pas le moment de tirer sur les ambulances. La réussite des changements nécessaires pour notre pays ne peut pas se faire en 12 mois et les effets des réformes déjà votées se feront sentir d’ici quelques mois.
Notre rôle, militants, adhérents engagés derrière le gouvernement, est de faire comprendre les mesures engagées, de les expliquer. Pour cela, nous avons à notre disposition un document de l’UMP à distribuer sur les marchés, dans les gares, voir dans les boites aux lettres (14 000 documents vous attendent !).
Nous aurons le temps d’en discuter entre nous lors du comité de circonscription de l’UMP de la 10ème circonscription qui se déroulera :
MERCREDI 14 MAI 2008 à 20H00
Salle du Bois des Roches, 13 Avenue Saint-Saëns
Saint-Michel-sur-Orge
Certains d’entre vous ont déjà reçu la convocation par mail, les courriers pour les autres sont en route. 
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12.08.2007
Une année efficace
Le président de la République a convoqué le Parlement en session extraordinaire dès le début de son mandat.
Après une campagne au cours de laquelle il s’est engagé à prendre des mesures indispensables pour redonner à la France l’espoir qui lui faisait défaut, Nicolas Sarkozy a voulu imprimer dès le départ une nouvelle forme de gouvernance.
Les premières mesures ont été adoptées dès le mois de juillet.
Concernant l’économie et le pouvoir d’achat :
- la défiscalisation des heures supplémentaires
- les mesures en faveur de l’accession à la propriété
- l’exonération des droits de succession pour 95% des français
- un élargissement de l’exonération d’impôt sur le revenu pour les étudiants
- la mise en place du bouclier fiscal
- la moralisation des parachutes dorés
Concernant la justice et la sécurité :
- les peines planchers pour les multirécidivistes
- l’obligation de soins pour les délinquants sexuels
Concernant l’enseignement supérieur :
- la réforme des universités pour une plus grande autonomie
- la réforme du fonctionnement de leur conseil d’administration
Concernant le service minimum dans les transports :
- réforme qui a pour but de fixer les procédures de prévention des conflits
Dès le mois de septembre, le gouvernement va présenter de nombreux textes attendus par les Français. Par ailleurs, se tiendront également des conférences sur des thèmes abordés pendant la campagne :
- l’égalité hommes-femmes
- la sécurisation des parcours professionnels
- les conditions de travail et la lutte contre le stress au travail
- la modernisation de la démocratie sociale
ainsi que l’Europe et un « Grenelle de l’environnement » qui se tiendra début octobre.
Et pendant ce temps, le PS, par la voix de ses porte-paroles, ergote sur le lieu de vacances du président de la République , sur le rôle de Cécilia Sarkozy, peut-être en arriveront-ils à critiquer la couleur de ses costumes !!! Notons au passage que Julien Dray semble avoir été démis de ses fonctions de porte-parole au profit de Benoît Hamon, député européen.
Le vide abyssin des analyses faites par le PS n’a pas échappé aux Français, 64% d’entre eux sont satisfait du début de mandat de Nicolas Sarkozy.
Dans notre circonscription, et dès le mois de septembre, nous aurons la responsabilité de répondre aux attentes des habitants de nos communes. Les résultats des derniers scrutins nous ont montré le chemin du changement souhaité. Nos futures équipes municipales pourront s’appuyer sur l’action du gouvernement ainsi que sur une volonté commune de changer les politiques menées.

17:15 Publié dans Mon bloc note , Notre pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, essonne, 10e circonscription, ump, laurence gaudin, politique, france
25.05.2007
Ils en rêvaient, nous l'avons fait
Ils ruminent encore et toujours ! Les socialistes ne s’arrêtent jamais.
Des traîtres, voilà ce que sont Kouchner, Jouyet, Besson et Hirsch.
Ces hommes ont été nommés dans le gouvernement Fillon, gouvernement d’ouverture qui a misé sur des hommes de gauche et du centre. Quelle surprise de voir, parmi les premiers du nouveau gouvernement, Bernard Kouchner, ancien Ministre de la Santé sous le gouvernement Jospin et Hervé Morin, président du groupe UDF sortant à l’Assemblée Nationale sans oublier, Eric Besson, ancien secrétaire aux finances du Parti Socialiste ou encore Martin Hirsch, homme de gauche et ex-Président d’Emmaüs-France ou Jean-Pierre Jouyet.
Beaucoup d’hommes de gauche dans ce gouvernement d’ouverture qui n’est pas très apprécié par la gauche.
On savait ce que pensait les socialistes d’Eric Besson. C’est au tour de Bernard Kouchner d’en faire les frais.
Selon François Hollande, Bernard Kouchner, qui a "un parcours estimable", a justifié son entrée au gouvernement en "disant qu'il pourrait mener une politique étrangère qui lui serait propre. Je ne le crois pas du tout", a-t-il déclaré. Réagissant face aux propos du numéro 1 du PS, Xavier Bertrand a déclaré dimanche sur Canal + qu’"il est bien mauvais perdant, M. Hollande, il ferait mieux de s'occuper de ce qui se passe au sein du parti socialiste parce qu'on voit que c'est division, division et re-division"
Olivier Thomas, candidat aux élections législatives dans la 4ème circonscription, dit de lui « qu’il n’est pas un traître à la gauche puisqu’il n’a jamais été réellement de gauche ».
Quant à la section socialiste de Saint Michel sur Orge, les quatre hommes en prennent pour leur grade.
Il semblerait que la jalousie ronge la gauche qui avait prôné cette ouverture pour se faire élire.
« Ils en rêvaient, nous l’avons fait »
00:00 Publié dans Notre pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, françois fillon, gouvernement, ump, ouverture, gauche, laurence gaudin
23.05.2007
Photo officielle du Président de la République

©AFP/SIPA Philippe Warrin
13:20 Publié dans Notre pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, photo officielle, président, politique, france, ump, laurence gaudin
19.05.2007
La composition du gouvernement Fillon

13:29 Publié dans Notre pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ministre, fillon, sarkozy, président, république, gouvernement, france
18.05.2007
« Une politique nouvelle », c’est ce qu’a promis le nouveau Premier Ministre, François Fillon
Le communiqué officiel de l’Elysée a été diffusé jeudi matin, juste après que les deux hommes ont pris leur petit-déjeuner ensemble au palais présidentiel.
Sans grande surprise, c’est donc l’ancien séguiniste, François Fillon qui a été choisi par Nicolas Sarkozy. Selon le député UMP, Dominique Paillé, il est la « tranquillité » du slogan « la rupture tranquille ».
| Il respecterait "tous les engagements" pris pendant la campagne |
Bernard Accoyer, le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, dit de lui que c'est "un homme d'Etat qui additionne une longue expérience gouvernementale, la conduite de grandes réformes (...) ainsi que la détermination et la capacité à mener à bien la modernisation de notre pays". Autrement dit, il passe pour le complément parfait de Nicolas Sarkozy.
François Fillon s’est rendu à Matignon avec sa femme (pour la petite histoire, Madame Fillon est Galloise !) pour prendre ses fonctions. Ils ont été accueillis par Dominique De Villepin, ancien Premier Ministre, et sa femme.
Dans une brève allocution, Dominique de Villepin a dit sa "fierté" et son "honneur" d'avoir servi la France et a souhaité "bonne chance" à François Fillon. "Il a tous les atouts pour réussir", a-t-il souligné, avant d'être applaudi par le personnel de Matignon.
Dans la foulée, François Fillon a quant à lui rendu homage à son prédécesseur. "La France d'aujourd'hui est plus solide qu'elle ne l'était il y a cinq ans", a-t-il dit. Il a ensuite affirmé qu'il entendait "servir la France" et qu'il respecterait "tous les engagements" pris pendant la campagne. "La rénovation de la vie politique est à ce prix (...) La France en mouvement a besoin de tous", a-t-il ajouté, prônant une nouvelle fois l'union et l'ouverture. Après la traditionnelle poignée de main pour les photographes, les époux De Villepin ont quitté Matignon.
A 53 ans, le sénateur UMP de la Sarthe devient donc le 19e Premier Ministre de la Ve République.
Après quelques nouvelles consultations, l'annonce officielle de son gouvernement devrait avoir lieu dans la journée de Vendredi.
Source: LCI.fr
07:00 Publié dans Notre pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, francois fillon, premier ministre, président, ump, politique, france
17.05.2007
Allocution de Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l'occasion de la cérémonie d'installation

Palais de l'Elysée – Mercredi 16 mai 2007
Mesdames et Messieurs,
En ce jour où je prends officiellement mes fonctions de Président de la République française, je pense à la France, ce vieux pays qui a traversé tant d'épreuves et qui s'est toujours relevé, qui a toujours parlé pour tous les hommes et que j'ai désormais la lourde tâche de représenter aux yeux du monde.
Je pense à tous les Présidents de la Ve République qui m'ont précédé.
Je pense au Général De Gaulle qui sauva deux fois la République, qui rendit à la France sa souveraineté et à l'Etat sa dignité et son autorité.
Je pense à Georges Pompidou et à Valéry Giscard d'Estaing qui, chacun à leur manière, firent tant pour que la France entrât de plain-pied dans la modernité.
Je pense à François Mitterrand, qui sut préserver les institutions et incarner l'alternance politique à un moment où elle devenait nécessaire pour que la République soit à tous les Français.
Je pense à Jacques Chirac, qui pendant douze ans a œuvré pour la paix et fait rayonner dans le monde les valeurs universelles de la France. Je pense au rôle qui a été le sien pour faire prendre conscience à tous les hommes de l'imminence du désastre écologique et de la responsabilité de chacun d'entre eux envers les générations à venir.
13:20 Publié dans Notre pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, président, république, discours, elysée, laurence gaudin, essonne
16.05.2007
Ce qu'en pense LCI
La mort du monarque républicain
Nicolas Sarkozy, c'est la promesse d'une "rupture" politique. Pour cela, attendons sa prise de fonctions. Mais depuis quatre jours, Nicolas Sarkozy, c'est déjà pour les Français une rupture de style. Qui pourrait imaginer François Mitterand sortant du Fouquet's en petites foulées et jean délavé après sa victoire ? Qui pourrait concevoir un Jacques Chirac improvisant un karaoké géant place de la Concorde devant des milliers de partisans ? Qui pourrait visualiser Valéry Giscard d'Estaing faisant son jogging entouré de gorilles sur une île de Méditerranée ? Impossible. Or ces images du futur chef de l'Etat tournent en boucle depuis dimanche soir et vont imprégner progressivement les esprits. La France change d'époque, "pied au plancher", à l'image du rythme de vie trépidant de son futur président.
| Il entend |
Certains la regrettent peut-être mais la monarchie républicaine est morte dimanche soir. La dissimulation de la vie privée, la (relative) sobriété des goûts, la rareté de la parole publique étaient de mises chez les anciens présidents. Ainsi, François Mitterand a caché pendant des années l'existence de sa fille Mazarine. Jacques Chirac a protégé scrupuleusement la vie privée de son petit-fils Martin, n'autorisant que récemment quelques clichés, de dos ou le visage flouté.
Sur leur train de vie, les anciens locataires de l'Elysée ont tous eu à cœur de ne pas trop dépasser la mesure, du moins en apparence. Certes, François Mitterand était coutumier de séjours dans un palace égyptien, au bord du Nil, et son successeur fréquentait régulièrement de très grands hôtels en Asie ou dans les îles. Mais après avoir été épinglé l'été 2000 par Paris-Match pour des vacances luxueuses au Royal Palm (Ile Maurice), Jacques Chirac avait décidé de baisser la voilure et s'était replié sur le peu glamour fort de Brégançon (Var), résidence officielle de la République. L'Elysée n'avait pas commenté l'affaire.
Avec Nicolas Sarkozy, rien de tout cela. Fort d'une légitimité démocratique incontestable, le nouvel élu entend illustrer une droite décomplexée et moderne, "parvenue" diront certains. Au soir de sa victoire, il choisit le Fouquet's. Dès le lendemain, il s'envole en jet privé pour Malte où il passera trois jours sur un yacht prêté par son ami, Vincent Bolloré. La presse ironise, la gauche critique et certains de ses soutiens qualifient en coulisses l'escapade de "maladresse dommageable". C'est en plein jogging qu'il répond aux questions des journalistes : "Je n'ai pas l'intention de me cacher, je n'ai pas l'intention de m'excuser (...). Je souhaite pour l'économie française beaucoup de Vincent Bolloré".
| Le sport |
D'une phrase, il brise un tabou ancré depuis si longtemps dans la culture politique française. Car pour le patron de l'UMP, l'argent n'est pas sale s'il est synonyme de réussite sociale. A ses amis qui s'interrogeaient sur l'effet dans l'opinion de l'exil fiscal de Johnny Hallyday, il lance : "Qu'est-ce que vous êtes conventionnels !", un gros mot dans la bouche du pourfendeur de la pensée unique. Et deux sondages indiquent que les Français sont peut-être en avance sur "les conventionnels" : ils sont une majorité à ne pas être choqués par les vacances dorées de Nicolas Sarkozy.
Le roi est mort, vive le président - manager ! Nicolas Sarkozy veut en effet faire bouger l'entreprise France. Dans sa campagne, il a souvent qualifié ses futurs homologues de "patron de l'Allemagne, patron de l'Espagne". Contrairement à ses prédécesseurs, le prochain locataire de l'Elysée veut incarner l'action et le pragmatisme, des valeurs anglo-saxonnes qu'il revendique. "Aux Etats-Unis, chacun à une chance de réussir s'il travaille dur, quel que soit son nom". Sarkozy l'Américain ? L'intéressé ne s'en offusque pas. Et enfile même régulièrement l'habit lorsqu'il fait son jogging, à la manière d'un Bill Clinton, arborant un tee-shirt aux initiales de la police new-yorkaise (NYPD) et des lunettes argentées. Le sport chez Sarkozy, une école de l'énergie et de la volonté. Il le répétera d'ailleurs au futur ministre de l'Education nationale...
Les Français ne font que commencer à découvrir le style de leur nouveau "boss". Un quinquagénaire fils et petit-fils d'immigré , boulimique de travail qui assume sa réussite et celle des autres, même tape-à-l'œil. Il est le premier chef de l'Etat français à n'avoir aucune attache provinciale. Avec lui, pas de scène de chasse giscardienne, pas de promenade mitterrandienne dans les forêts de pins landais ou d'amour chiraquien de la Corrèze. Nicolas Sarkozy est un enfant de la ville et de la télé. Il assume son amour de la culture populaire, des chansons de Johnny aux films de son ami Clavier. Celui qui prendra ses fonctions la semaine prochaine aime à sentir les Français, comme une star sent son public. Pendant cinq ans, la France va changer de visage, pour le meilleur ou pour le pire. La rupture est déjà en marche.
Source : LCI.fr
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09.05.2007
Le vote Sarkozy, un vote d'adhésion
La politique du « Tout sauf Sarkozy » n’a pas fonctionné. Ce n’est pas faute pour la candidate socialiste et les recalés du premier tour de l’élection présidentielle d’avoir essayé.
Selon un sondage Ipsos/Dell pour Le Point, Europe 1, France 2 et 20 Minutes, le vote pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle est largement un vote d'adhésion.
Le candidat de droite n’a pas seulement convaincu les électeurs de droite. Il a été bien au delà !
En effet, 98% des électeurs se considérant proches de l'UMP ont voté pour Nicolas Sarkozy, 83% des sympathisants Front national et 66% des sympathisants UDF. Jusque là, rien de bien étonnant…
En revanche, ce qui l’est, ce sont les votes de la gauche et de l’extrême gauche. Les sympathisants des Verts ont voté à 32% pour le candidat de l'UMP, les sympathisants PS à 10%, les sympathisants PC à 12% et ceux de l'extrême gauche à 14%.
Les personnes se déclarant proches d'aucun parti ont voté à 55% pour Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a prouvé qu’il n’était pas l’homme d’un parti mais bien l’homme de la France , un homme que la France attendait.
11:40 Publié dans Notre pays | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, ump, président, segolene royal, PS, laurence gaudin, julien dray
05.04.2007
M. Julien Dray, venez donc prendre un train de banlieue à la Gare du Nord
Je devais passer la soirée à Paris, ce mardi soir. Mon train de banlieue arrive à la gare du Nord, à 20h. Je me dirige vers la station de métro de la ligne 4.
Beaucoup d'agitation, beaucoup de cris. Je vois une poubelle voler et s'écraser par terre, juste devant la correspondance avec le RER E. Le garçon cagoulé qui a lancé la poubelle est visiblement fier de lui : il lève les bras en criant avant de partir en courant, avec une demi-douzaine de ses acolytes. Juste après, j'évite la chute d'un pot de fleur, j'ai vraiment eu chaud ! Il y avait un palmier dedans. Pas de policier en vue, je suis surpris. Ah, si, ils sont un peu plus loin. Une dizaine d'entre eux arrivent en courant. L'un d'eux passe la consigne à ses collègues juste en passant devant moi : "on essaye de choper les cagoulés". Trop tard, les "cagoulés" se sont déjà engouffrés dans un couloir, vers la ligne 5. Les forces de l'ordre ont visiblement beaucoup de mal à suivre tous les "sauvageons" qui s'en prennent à tout ce qui leur tombe sous la main. Dans la direction du RER B, d'autres "cagoulés", munis de barres de fer, tapent sur ce qu'ils trouvent : lampes, vitres, ... Un nuage de fumée apparaît dans leur direction. La poignée de policiers s'y précipite en courant. La fumée se repand mais ne pique pas les yeux, ce ne sont pas des gaz lacrymogènes. Un feu allumé par les casseurs sans doute.
Sur un mur, une personne tagge un message avec un énorme feutre noir : "ils ont tabassé un adolescent". Il y a de nombreux journalistes, caméra ou micro à la main. Certains se pressent pour raconter ce qu'il ont vu, selon eux. J'entends que "les policiers ont agressé un jeune de 13 ans et lui ont cassé les bras, on va pas se laisser faire".
Tout ça en moins de deux minutes. Impossible de savoir ce qui se passe réellement. Etrange impression de ne plus savoir dans quel pays je me trouve. Si, la France est bien une république, un état de droit. Je me dirige machinalement vers la ligne 4 et je prends le métro pour deux stations, sans bien réaliser ce qui s'est passé.
De retour vers 22h15, j'arrive à pied à la gare du Nord, pour prendre le train du retour. Devant la gare, de nombreux camions de pompiers et des cars de CRS. L'accès à la salle d'échange du sous-sol de la gare de banlieue est bloqué. J'ai bien fait de faire les deux stations de métro à pied. La correspondance métro/RER a l'air impossible. Par terre, partout, des dégâts. Vitres brisées, poubelles détruites, escalators endommagés, de la terre et des déchets répandus sur le sol, ça fait froid dans le dos. Beaucoup de monde attend assez patiemment de pouvoir accéder au RER. C'est beaucoup plus calme que tout à l'heure. Par chance, mon train de banlieue part de la gare de surface. Il part à l'heure, je suis agréablement surpris.
En arrivant chez moi, je zappe sur les chaînes d'info. On y voit des images des violences que je reconnais. Les journalistes déclarent qu'un jeune a eu un bras cassé lors d'un contrôle qui a mal tourné. Sur le site internet du journal Le Monde, on parle d'un trentenaire qui a agressé violemment des fonctionnaires lors d'un contrôle de titre de transport.
Le lendemain, plus question du fameux jeune au bras cassé. Il a disparu. C'était juste une rumeur colportée par les "sauvageons", et reprise un moment par les journalistes qui avaient eux aussi bien du mal à savoir ce qui s'est passé. Finalement il s'agit bien d'un clandestin de 32 ans multirécidiviste, en instance d'expulsion, qui a agressé des contrôleurs. L'interpellation de l'agresseur par la police devant quelques "sauvageons" qui séjournent régulièrement dans le sous-sol de la gare du Nord leur a donné un sujet d'occupation.
Mais lorsque j'entends le porte-parole du parti socialiste, Julien Dray, estimer que ces affrontements "illustrent le climat de tension, le fossé et la violence désormais installés entre la police et la population", je manque de tomber de ma chaise. J'ai réellement l'impression que ces paroles justifient, encouragent, ou pour le moins excusent, le comportement de l'agresseur des fonctionnaires et des casseurs.
Peut-être que monsieur Dray aurait eu un autre langage s'il cotoyait un peu plus régulièrement "la population" qui passe par la Gare du Nord.
Il aurait constaté qu'à part quelques "zonards" habitués des lieux, la "population" n'est pas dressée contre la police. S'il prenait les trains de banlieue tard le soir, il verrait que les wagons remplis sont ceux où passe la police. Il verrait que là où des policiers se trouvent sur les quais, les gens s'approchent. Cela rassure, cela ne crée pas de tension, quelle que soit la couleur de la peau. Il constaterait aussi qu'il y a certains endroits où il vaut mieux ne pas s'attarder. Il verrait que les parkings près des gares de banlieue où des voitures se garent sont ceux qui sont surveillés par les forces de l'ordre et par vidéo surveillance. Les autres sont vides. Marre de se faire casser sa voiture. Il verrait que les usagers de la SNCF ont demandé à ce qu'il y ait la présence d'un représentant de la police ferroviaire sur chaque quai, à l'arrivée de chaque train.
Mais ça, le porte parole du PS ne le sait pas.
Source: Article de Pierre sur www.souslespaves.com
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